Ce que j'aime dans l'échange concernant la lecture, c'est que ça permet de découvrir des œuvres variées, qui correspondent souvent à la personnalité de la personne qui vous conseille le livre ! En ce qui me concerne, ça me permet de sortir des romans policiers (dont je suis friande) pour me tourner vers des ouvrages que je n'aurais sans doute pas eu l'idée d'ouvrir sans cela ! Cela représente donc toujours une expérience positive même dans le cas où le livre conseillé ne me plaît pas (ce qui arrive car je suis difficile).

En matière de littérature jeunesse,
rienRien de Janne Teller (auteure danoise), conseillé par celui que je nommerai Monsieur L., ainsi que par Tartine, ne ressemble à rien (justement) de ce que j'ai lu, c'est assez surprenant et rafraîchissant à la fois, même si l'histoire, elle, n'a rien de réjouissant.

4e de couverture : "Le jour de la rentrée, Pierre Anthon, élève de 4e, annonce qu'il a compris que la vie n'a pas de sens, "parce que tout commence pour finir", et il quitte l'école pour se percher dans un prunier. Les jours passent et ses copains de classe, perturbés, décident de lui prouver combien il a tort en constituant un "mont de signification". Chacun devra un déposer qui en a, justement, de la signification. Tout y passe : les jolies sandales vertes, le drapeau danois, le cercueil du petit frère, la virginité de Sophie..."

Une progression dans la conquête du sens de la vie qui vire à l'absurde et dégénère dans la violence. La surprise ne vient donc pas de la réflexion en elle-même, celle du sens de l'existence, qui taraude les hommes depuis la nuit des temps, mais de la façon dont cette réflexion est amenée par l'auteure, et comment elle prend corps dans l'imagination d'adolescents qui perdent peu à peu leurs repères et leurs limites.  Bref, ça m'a beaucoup touché et je le conseille à mon tour !

51PSNHCQCVLDans un tout autre genre, j'ai aussi pris le temps de me pencher sur Le journal intime de Georgia Nicolson, ouvrage décliné presque à l'infini (il existe au moins 9 tomes) dont on m'avait parlé. J'ai lu le tome 1
Mon nez, mon chat, l'amour et... moi ainsi que le tome 2 (je suis courageuse) Le bonheur est au bout de l'élastique : je n'ai pas vraiment accroché, j'ai trouvé l'héroïne bête et méchante, donc pas vraiment attachante, car sans cette pointe de recul, de second degré qui transforme la méchanceté en ironie (car après tout, on a tous été bête et méchant quand on était ado, si, si...). Et même si j'ai ri par endroit, ce fut trop peu pour avoir une impression réellement positive après lecture. Donc, même si le choix des titres vaut le détour (qui, comme me l'a fait remarqué la sus-citée Tartine, est sûrement le fait de l'éditeur et non pas de l'auteure elle-même), je ne pense pas que je lirai les autres tomes !

Pour indication tout de même, la 4e de couv. du Tome 1 : "Georgia Nicolson a 14 ans et trouve que sa vie est un enfer ! Son chat se prend pour un rottweiller, son père voudrait aller vivre en Nouvelle-Zélande
Nouvelle-Zélande, sa mère porte des jupes trop courtes pour son âge, sa meilleure amie ne perd pas une occasion de lui casser le moral et le garçon le plus canon du quartier sort avec une cruche aux oreilles décollées au lieu de comprendre que Georgia est la femme de sa vie. Enfin, s'il n'y avait que ça, elle pourrait survivre, mais il y a cette chose gigantesque au milieu de son visage, son nez !"