Et oui, on en a beaucoup parlé cette semaine, dans les médias, les blogs et dans les familles : c'était la rentrée ! Une rentrée particulière dans un contexte particulier : une réforme qui touche tous les membres de la communauté scolaire. Elle touche en premier lieu les élèves avec la mise en œuvre de cette nouvelle seconde et de nouveaux dispositifs (comme l'accompagnement personnalisé) qui restent flous dans leur définition et plongent les équipes pédagogiques dans l'expectative. Elle touche également les enseignants avec le nouveau mode de recrutement lié à la masterisation et donc l'arrivée en poste complet de nos collègues stagiaires qui sont légitimement anxieux de débarquer dans leur établissement en passant de la théorie à la pratique, et cela sans transition.

En ce qui concerne la documentation, il est évidemment plus que difficile de se retrouver dans un établissement et de devoir gérer un CDI lorsque l'on se retrouve seul, sans savoir par quel bout commencer et qu'on vous demande d'être effectif tout de suite. Je leur souhaite à tous bon courage, moi qui ai eu l'avantage de connaître cette année de stage partagée entre l'IUFM et l'établissement scolaire, d'avoir  eu une tutrice à mes côtés tout au long de cette année, qui m'a beaucoup aidée et accompagnée. Je n'aurais renoncé à cette année de stage pour rien au monde.

Beaucoup de choses ont été publiées sur le sujet et notamment sur les blogs, mais je note notamment deux posts qui m'ont parus intéressants :
- Blog-O-Noisettes , sur la rentrée des stagiaires.
- La petite passerelle, "Quel avenir pour les certifiés documentalistes ?"

J'ai moi-même fait ma rentrée dans mon nouvel établissement en région parisienne (déménagement et installation oblige, ma connexion internet aléatoire m'a réduite au silence ces derniers temps ;-)).  Cette rentrée s'est passée dans une atmosphère assez spéciale pour les enseignants, entre angoisse du présent (comment organiser toutes les nouveautés quand on ne sait pas exactement de quoi il est question et comment les mettre en œuvre?) et peur de l'avenir (que veut-on faire de l'école et de nos métiers?). La documentation semble particulièrement touchée, entre manque de moyens flagrant et postes qui restent désespérément vides dans un certain nombre d'établissements.

En tout cas, le questionnement et les doutes restent très présents et se manifesteront notamment la semaine prochaine...