9782203020269FSLa bande dessinée Valse avec Bachir est la retranscription des dessins préparatoires du film d'Ari Folman. Je n'ai pas vu le film, je ne peux donc pas comparer, mais en tout cas, la BD  - ou roman graphique, selon ce que vous préférez (l'éditeur utilise d'ailleurs les deux appellations à tour de rôle) - est en tout cas très réussie, pleine d'émotion face à l'horreur de la guerre, brute et sauvage, qui pousse des hommes à commettre des actes inhumains, tellement insupportables que ces réalités sont refoulées, oubliées pour mieux s'en protéger. J'ai beaucoup aimé la manière de raconter l'histoire, tout en flash back (le personnage principal tente de se souvenir d'un épisode de la guerre du Liban auquel il pense avoir pris part mais sans en avoir le moindre souvenir) et l'esthétique des dessins, très photographiques.  Une histoire donc à lire et à se souvenir !

Les indications sur la couverture donnent une idée très claire de l'histoire et du contexte, je vous les retranscris donc telles quelles : 

Sur la couverture intérieure : Comment vivre avec la mémoire de l'insoutenable? Tel est le principal et passionnant motif de Valse avec Bachir, film d'animation documentaire du cinéaste israélien Ari Folman, très remarqué lors du festival de Cannes 2008. En 1982, jeune appelé, Folman est envoyé à Beyrouth alors que la guerre du liban fait rage. Comme bien d'autres soldats du contingents insraélien, il sera le témoin impuissant des massacres de Sabra et Chatila. Alors que les milices chrétiennens libanaises exécutent froidement des centaines de réfugiés civils palestiniens en représailles à l'assassinat de leur leader Bachir Gemayel, le haut commandement de Tsahal, parfaitement informé des évènements, ne s'interpose pas. De retour au pays, traumatisé, Folman laisse son inconscient jeter un voile d'oubli sur ce qu'il a vu et vécu. Valse avec Bachir relate, un quart de siècle plus tard, sa quête de souvenirs enfouis, portés par le besoin obstiné de récomposer sa mémoire fragmentée.

4e de couverture : Ils ont vu, un jour, des horreurs qu'on ne devrait jamais voir. Puis ont laissé l'oubli faire son œuvre. Mais pour être un homme, au sens plein du terme, se souvenir est vital - même un quart de siècle plus tard. Voici donc l'histoire d'un retour sur soi. Chaotique, exigeant, difficile. Bouleversant.